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Pourquoi le rasoir coupe-chou fascine t-il toujours autant ?

​​Depuis des siècles, le rasoir coupe-chou, en compagnon loyal, n’a cessé d’accompagner les hommes dans leur rituel de toilette.

D’où vient cet accessoire si élégant et si délicieusement tradi ? Pourquoi un tel regain d’intérêt pour celui que l’on appelle également « rasoir droit » ? Comment l’entretenir afin qu’il résiste sans mal à l’épreuve du temps ? Réponses ci-dessous.

Coupe-Chou  : un peu d’Histoire

Si l’idée même du rasage est apparue très tôt dans les mentalités, elle n’a pas toujours été simple à concrétiser. Vous imaginez bien qu’en se levant le matin, les hommes préhistoriques n’avaient pas pour habitude de dégainer un 5 lames UltraGlide de chez Wilkinson. Comment se débrouillaient-ils, ces barbus à gourdin ? Très simple : ils faisaient cramer leur barbe et leurs cheveux jusqu’à ce que ceux-ci atteignent le volume désiré. Warning : s’il vous prend l’envie de reproduire cet exercice chez vous, pensez à garder un seau d’eau sous la main histoire d’éteindre le tout. Mais franchement, on ne vous le conseille pas.

C’est la découverte du fer, en l’an 3000 av. J.-C., qui a fait apparaître les premiers rasoirs de l’Histoire, lesquels se rapprochent relativement des hachoirs jusqu’au XVIIe siècle. Plus tard, au Moyen-Âge, le coupe-chou était à son apogée et le métier de barbier largement répandu dans le Tiers-Etat. Mais attention, être barbier à l’époque ne consistait pas uniquement à tailler la barbiche à une clientèle de hipsters ; il s’agissait de raser, de coiffer bien entendu, mais aussi d’arracher des dents et de pratiquer des saignées. Une profession éminemment complexe et respectable, proche de la médecine en quelque sorte. Dans ce cadre, le rasoir demeurait un symbole fort qui en disait long sur le statut social de celui qui le maniait.

L’apparition du rasoir coupe-chou

C’est toutefois au XVIIe siècle, en Angleterre, que la forme coupe-chou fait son apparition, avec véritablement une lame et un manche attenant. Un siècle plus tard, l’instrument gagne en commodité grâce au système pliable que l’on connaît aujourd’hui. En ce temps-là, on désignait encore cet accessoire sous le nom de “sabre”.

Puis les lames jetables arrivèrent, le rasoir de sûreté ensuite, le rasoir à cartouche enfin. Et c’est à ce moment-là que le coupe-chou devint obsolète… jusqu’à revenir en force tout récemment, précisément depuis que la barbe est de nouveau tendance et que les barbiers prolifèrent dans toutes les grandes villes !

Un entretien rigoureux pour son coupe-chou

Si le coupe-chou est un rasoir des plus nobles et des plus classieux, c’est aussi le rasoir le plus compliqué à prendre en main. Cela dit, avec un peu d’exercice, on finit par y arriver. Au fil des utilisations, la main s’aguerrit et les gestes se font plus adroits, plus fluides et plus rapides. La patience, la passion diront certains, finissent par payer et, ne serait-ce que pour le charme et la longévité indéniables de ce bel outil traditionnel, ça en vaut la peine.

Néanmoins, pour avoir le plaisir de se raser à l’ancienne, il est primordial de prendre soin de son coupe-choux. Un rasoir droit (son petit surnom) bien entretenu permet de protéger au mieux l’utilisateur des coupures ainsi que des irritations. Logique : une lame mal affûtée a évidemment tendance à nuire à la qualité du rasage, ce qui nous pousse à appuyer davantage… et à nous faire mal.

Pour, justement, savoir si votre lame est bien affûtée, voici un test très simple : passer très légèrement votre doigt sur la lame, sans trop appuyer, et voyez si le passage laisse une marque.

  • ​S’il y en a une, alors la lame est prête à l’utilisation.
  • Si votre doigt est tranché en deux, c’est que vous y êtes allé un peu fort.
  • S’il n’y a aucune marque, en revanche, il est temps de redonner du pep’s à votre outil : équipez-vous d’un cuir d’affûtage (bien propre !) et d’une pâte à rasoir abrasive. Appliquez la pâte sur l’une des faces du cuir et passez ensuite la lame sur le cuir, à plat, sans trop appuyer, sur un axe diagonal. Cette opération doit être effectuée à fréquence régulière, environ une fois par semaine pour un rasage quotidien. Rien de sorcier, vous en conviendrez ; et pourtant, c’est ce qui fait toute la différence.

Autre suggestion d’entretien : après le rasage, plonger la lame dans l’eau chaude, la laisser tremper, la sécher délicatement à l’aide d’un chiffon doux, puis la ranger au sec (dans un étui en cuir ou en plastique par exemple). Ce rituel très simple vous permettra de protéger la lame de l’oxydation, ennemie redoutée de nos amis coupe-choux.

Pour des rasages plutôt occasionnels, il est vivement conseillé d’appliquer de l’huile sur toute la longueur de la lame. Cette substance déposera une couche protectrice qui offrira au rasoir une meilleure résistance, surtout si vous le rangez dans un endroit humide comme une salle de bain.

Notez par ailleurs qu’un rasoir coupe-chou bien entretenu possède une durée de vie impressionnante. Vous avez largement de quoi rentabiliser… mieux encore, un bon rasoir droit peut tout à fait être considéré comme un bel objet que, à l’instar d’un bijou de valeur, on transmet de génération en génération.

Durable, original, riche d’une histoire ancestrale et esthétiquement au-dessus du lot, le coupe-choux ne manque ni de style ni de qualité. A vous d’être digne de cet agréable compagnon en apprenant à le manier avec adresse et en lui consacrant un entretien basique mais régulier !

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Barbe du daron