Trouver le type de moustache idéal sans finir avec le look douteux d’un acteur de série B reste un véritable défi pour mon ego. Je vous livre ici le guide pour dompter votre pilosité faciale et l’adapter parfaitement à la morphologie de votre visage. Vous allez enfin dénicher la coupe capable de transformer votre style en légende urbaine d’un simple coup de peigne.
- Les moustaches naturelles : les grands classiques
- Les styles fins et précis : l’élégance au poil près
- Les moustaches en guidon et leurs variantes
- Les styles hybrides : quand la moustache rencontre la barbe
- Comment choisir et entretenir le type de moustache fait pour vous
Les moustaches naturelles : les grands classiques
La chevron : l’icône des années 80
La moustache Chevron s’impose comme une bande épaisse recouvrant toute la lèvre supérieure. Elle se distingue par sa forme caractéristique en V inversé.
Ce style est incroyablement facile à entretenir et ne réclame aucune cire. Des légendes comme Tom Selleck et Freddie Mercury ont prouvé son efficacité virile. C’est le point de départ idéal pour votre première vraie moustache.
Votre pilosité doit être assez dense pour éviter les zones clairsemées. Pour tout savoir sur ce style, consultez notre guide sur la moustache chevron.
La morse (walrus) : pour un look affirmé
La moustache Morse est très touffue, recouvrant complètement la lèvre supérieure et parfois l’inférieure. Elle exige une pilosité très dense et une longue période de pousse avant d’obtenir ce volume impressionnant.
Des figures historiques comme Friedrich Nietzsche ou Teddy Roosevelt l’ont portée avec autorité. L’entretien au peigne doit être régulier, sinon vous risquez rapidement un aspect négligé.
Elle se porte lourde et tombante. On ne la coiffe surtout pas en guidon.
Le pinceau de peintre (painter’s brush) et l’abat-jour (lampshade)
La moustache Pinceau de peintre se présente comme une bande épaisse et droite. On la taille soigneusement pour qu’elle ne dépasse jamais la largeur de la bouche.
La moustache Abat-jour adopte une forme trapézoïdale avec des règles strictes. Elle ne dépasse pas les coins, ne touche pas la lèvre, comme Miles Teller dans Top Gun.
Ces styles sont nets et précis. Pourtant, ils peuvent parfois être perçus comme ironiques ou un peu datés selon votre visage.
Les styles fins et précis : l’élégance au poil près
Oubliez le côté sauvage des styles massifs ; ici, on passe aux moustaches qui réclament une finesse chirurgicale et une rigueur absolue.
La crayon (pencil) : le raffinement des années 30
La moustache Crayon, c’est cette ligne ultra-fine qui borde la lèvre supérieure avec une précision quasi mathématique. C’est le minimalisme incarné.
Attention, ce style ne pardonne rien et exige un entretien quasi quotidien pour garder une ligne parfaitement nette. On l’associe immédiatement au chic des années 30, popularisé par des légendes comme Clark Gable ou plus récemment Brad Pitt. C’est un vrai travail d’orfèvre.
Vous voulez un détail qui tue ? La variante “Parted Pencil” se distingue par une petite raie rasée pile au niveau du philtrum. Ça change tout à la structure du visage.
La dalí et la fu manchu : les excentriques
La moustache Dalí pousse le concept à l’extrême : une base fine, mais avec des pointes interminables. Ces extrémités sont cirées vers le haut, défiant la gravité pour une signature visuelle unique.
La Fu Manchu reprend cette base, sauf que les longues tiges tombent droit vers le bas, dépassant parfois le menton. Il faut une dose massive de cire et une sacrée audace pour assumer ce style au bureau.
Clairement, ces looks ne sont pas pour les timides, mais pour ceux qui visent un style très original. Vous ne passerez jamais inaperçu avec ça.
Les moustaches en guidon et leurs variantes
Si la précision vous plaît mais que vous cherchez plus de volume, les moustaches en guidon sont une catégorie à part entière.
Le guidon (handlebar) : le grand classique
La moustache en Guidon, ou Handlebar, se définit par un style épais. Ses extrémités restent particulièrement longues et fines.
Pour obtenir ce look, on utilise de la cire à moustache afin d’enrouler les pointes vers le haut. Cela forme littéralement des “poignées” de vélo. Ce style demande une patience d’ange. Il faut souvent compter six mois de pousse, voire plus.
Il existe des nuances que beaucoup ignorent pour ne pas passer pour un amateur. Voici les distinctions à connaître :
- Variante 1 : Petite Handlebar – une version plus courte où les pointes ne dépassent pas les coins de la bouche.
- Variante 2 : English Moustache – les pointes sont cirées droites et horizontalement, sans être bouclées.
La hongroise et l’impériale : les poids lourds
La moustache Hongroise est un croisement massif entre la Morse et le Guidon. Elle est grande, touffue et descend sur les joues. Ses pointes finissent par remonter, créant une courbe large et majestueuse.
La moustache Impériale est souvent confondue à tort avec le Guidon. La différence est qu’elle intègre les poils du haut des joues. Cela crée des “poignées” nettement plus épaisses.
Ces styles sont imposants et associés à des figures historiques comme l’empereur Kaiser Wilhelm II. Ils demandent jusqu’à un an de pousse rigoureuse.
Les styles hybrides : quand la moustache rencontre la barbe
Mais une moustache n’est pas toujours seule. Certains des styles les plus connus l’associent à d’autres éléments de barbe.
Le fer à cheval (horseshoe) : l’esprit biker
La moustache en Fer à cheval ne fait pas dans la dentelle. C’est une moustache pleine connectée à deux bandes de poils verticales qui descendent jusqu’à la mâchoire. Le tout forme un U inversé très net qui encadre la bouche.
Il faut bien la distinguer de la Fu Manchu : ici, les poils sont connectés sur les joues, il n’y a pas de vide. C’est le style signature de Hulk Hogan, impossible de le rater.
C’est un look audacieux, qu’on associe souvent à la culture biker ou au catch. Faut assumer.
Le van dyke et le zappa : les combinaisons artistiques
Le style Van Dyke joue la carte de la sophistication historique. C’est la combinaison d’une moustache, souvent travaillée, et d’un bouc ou d’une barbiche pointue. La règle d’or ? La moustache et le bouc ne sont pas connectés.
Ce style précis et élégant est un classique indémodable qui demande un peu de doigté. D’ailleurs, ce style précis et élégant est un classique, découvrez tous les secrets de la barbe Van Dyke.
Plus rock, le style Zappa rend hommage à Frank Zappa. C’est une moustache épaisse couplée à une “mouche” (soul patch) juste en dessous de la lèvre inférieure.
Le beardstache : le meilleur compromis
Le Beardstache n’est pas un style en soi, mais une combinaison maligne : une moustache pleine et dense (type Chevron ou Morse) associée à une barbe de quelques jours. C’est le contraste qui fait tout le charme.
C’est un look très tendance qui met la moustache en valeur tout en structurant le visage avec la barbe naissante. C’est un style versatile et moderne, parfait pour ceux qui hésitent à tout raser.
- Met en valeur la moustache sans l’isoler complètement.
- Structure le visage sans l’engagement.
- Look moderne et décontracté.
Comment choisir et entretenir le type de moustache fait pour vous
Connaître les styles, c’est bien. Savoir lequel vous ira le mieux, c’est encore mieux. Voici les critères à prendre en compte.
Adapter le style à la forme de votre visage
Le but est de créer une harmonie visuelle, pas un déguisement. Une moustache bien choisie agit comme un outil d’architecture faciale capable de rééquilibrer les proportions de votre visage.
Prenons des cas concrets : un visage allongé sera mis en valeur par une moustache épaisse. À l’inverse, un visage rond bénéficiera d’une moustache fine et angulaire comme la Crayon pour structurer les traits.
Le choix est vaste, et tout est une question d’équilibre. Pour aller plus loin, découvrez quelle barbe pour quelle forme de visage.
Tenir compte de votre pilosité et de votre âge
Ne négligez jamais l’angle mort : la densité de la pilosité. Si elle est clairsemée ou fine, il faut éviter les styles massifs comme la Morse et préférer une Crayon ou un Van Dyke bien dessiné.
Inversement, une pilosité dense ouvre la porte à tous les styles, y compris les plus exigeants comme la Hongroise ou le Guidon.
L’âge joue aussi : avec le temps, les poils peuvent devenir plus drus ou grisonnants. Un style bien entretenu comme la Chevron sera toujours plus élégant.
Les bases de l’entretien pour une moustache impeccable
Même le style le plus simple demande un minimum de soin, sinon le résultat fait négligé. Les deux outils de base sont une paire de ciseaux de précision et un peigne à moustache.
La technique est essentielle pour ne pas tout gâcher, apprenez comment tailler sa moustache dans les règles de l’art.
- La taille : toujours tailler sur poil sec pour éviter les surprises.
- Le coiffage : utiliser une cire coiffante spécifique pour les styles qui le nécessitent (Guidon, Dalí).
- L’hydratation : une goutte d’huile à barbe peut nourrir le poil et la peau en dessous.
| Type de Moustache | Idéal pour visage… | Niveau de Pilosité Requis | Entretien |
|---|---|---|---|
| Chevron | Ovale/Allongé | Moyenne à Épaisse | Facile |
| Crayon | Rond/Carré | Fine à Moyenne | Exigeant |
| Guidon | Toutes formes | Épaisse | Exigeant (cire) |
| Morse | Allongé/Carré | Très Épaisse | Moyen |
| Van Dyke | Rond/Ovale | Moyenne | Exigeant (précision) |
Bref, choisir sa moustache, c’est un peu comme choisir son camp : faut assumer. Que vous visiez l’élégance d’une Crayon ou la puissance d’une Morse, le seul juge, c’est votre miroir. Et si je me loupe ? Un coup de rasoir et on n’en parle plus. Allez, faites-vous ce petit kiff
